MODULE 1 - VOTRE (NOUVELLE) BOITE À OUTILS
MODULE 2 - LES ESSENTIELS EN EXTÉRIEUR (EN LAISSE)
MODULE 3 - LES ESSENTIELS EN EXTÉRIEUR (EN LIBERTÉ/EN LONGE)

CDE – Obtenir plus de contrôle en balade

Profil : Chienne Setter, profil cerveau droit extraverti, fréquemment rencontré chez ce type de chien. Chienne réactive, impulsive, très orientée vers l’environnement, avec une forte intensité émotionnelle.

Contexte : Première rencontre avec moi. 5 séances de suivi avec une consoeur avec majoritairement une mise en place de l’apprentissage du maniement de la longe et travail à domicile.

1. Warm-up : identifier la problématique prioritaire

Constat immédiat : absence de sécurité pour l’humaine, avec une difficulté à gérer les interactions de la chienne avec son environnement. La priorité n’est donc pas la connexion, mais la reprise de contrôle et la sécurisation de la relation (= concept communication).

2. Priorité : rétablir le contrôle pour accéder à la connexion

Objectif : fermer certaines portes à la chienne pour rendre la communication possible.

La chienne doit comprendre que toutes les initiatives ne sont pas accessibles et que l’humain pose des limites claires et prévisibles.

Progression : sécurité → contrôle/communication → connexion → coopération.

3. Axes de travail avec la cliente

  • Reprendre une posture de leader : communication binaire (« oui/non »), cohérence et constance dans les règles.

  • Power position : apprendre à se protéger physiquement lors des assauts de la chienne, tout en posant un « stop » clair sur les comportements inacceptables.

  • Remettre du cadre via la position de la laisse : retrouver une communication lisible et sécurisante. Travail compliqué ici par la puissance de la chienne et le harnais endommagé.

  • Rappel fort (“Ulaaaaaane) avec rembobinnage de longe (pas assez pratiqué pendant la séance, mais c’était pour montrer à ma consoeur la suite du travail a mener maintenant que le contrôle était revenu -> connexion)

  • Anticiper dès la sortie de voiture : la balade commence avant même que la chienne ait quitté le véhicule. Le cadre s’installe dès les premières secondes.

4. Point de vigilance : refus de monter dans le coffre

Hypothèses : douleurs physiques et/ou inconfort lié au transport (notamment mal des transports).

Proposition de tester l’apprentissage sur un véhicule permettant une entrée par une portière latérale, plus simple et moins risquée pour travailler le principe du « fais le bon choix » avec l’ouverture des portes.

Point intéressant : la propriétaire a spontanément accepté de changer ses habitudes pour sa chienne.
Lecture pédagogique : plutôt que d’insister sur l’argument santé/confort, potentiellement peu mobilisateur pour cette cliente déjà épuisée par la relation et les investissements éducatifs, la démonstration d’une solution concrète et plus facile a favorisé son adhésion.

5. Retour sur la séance

Séance relativement longue, avec de nombreux enjeux : sécurité, posture humaine, communication en laisse, gestion de l’environnement et adaptation du transport.

À retenir : Avec ce profil, la connexion ne se construit pas en laissant toutes les possibilités ouvertes. On commence par sécuriser, clarifier les limites et rendre l’humain prévisible. Le contrôle de l’environnement et la qualité de la communication permettent ensuite de construire la connexion.

Adaptation du matériel : la longe actuelle est beaucoup trop longue pour des balades sur des chemins comportant des arbres et des obstacles. Elle reste pertinente dans les espaces ouverts. Dans les autres contextes, une longe de 5 m ou une laisse de 1,80 m suffisent amplement pour garantir davantage de sécurité, de contrôle et de fluidité dans la communicatio.