INFORMATIONS
MODULE 1・S1 - INTRODUCTION & ÉCOLE MATERNELLE
MODULE 2 ・S2 - MDC & ÉCOLE PRIMAIRE
MODULE 3 • LE CHIOT ARRIVE, LES GROUPES DE RACE & INTERACTIONS CANINES
MODULE 4 • GESTION D'ENTREPRISE & PÉDAGOGIE

Chiot santé – Partie 1

Le respect de la croissance

・ Un chiot n’est pas un chien miniature

En tant qu’individu en pleine croissance, il ne peut réaliser les mêmes exercices et activités qu’un chien en pleine force de l’âge.

Les chiot ont des centaines d’os dans leur corps et les plaques de croissance se ferment à des moments différents (typiquement pour les races géantes, les plaques peuvent se fermer entre la première et la deuxième année).

La plaque de croissance chez le chien se situe dans l’os du jeune animal. C’est une zone cartilagineuse qui est responsable de la croissance en longueur de l’os. En fin de croissance, cette zone finie par s’ossifier. On parle alors de fermeture de la plaque de croissance.

Les muscles, les tendons et les ligaments ne se développent pas non plus au même rythme. Les poussées de croissances engendrent parfois une croissance asymétrique qui peut elle même causer du stress.

Cette période de développement expose le chiot a un grand risque de blessures si certaines précautions ne sont pas prises.

・À quoi doit on réellement faire attention ?

Il existe un certain nombre de recommandations qui circule dans le monde canin sur ce que vous devriez et ne devriez pas faire en terme d’activités avec votre chiot. L’un d’eux est régulièrement partagé puisqu’il s’agit des tableaux sur la durée des balades recommandées en fonction de l’âge du chiot.

Ces tableaux ont été réalisés en partant d’une très bonne intention : éviter que les personnes considèrent leur chiot comme des chiens miniatures ! Mais l’interprétation qui en a été faite et les consignes proposées peuvent en réalité faire plus de mal que de bien

Car s’il est facile d’en faire trop avec un chiot, il est également facile de ne pas en faire assez par peur de lui causer des soucis de santé.

  • La différence entre les activités structurées et les activités non structurées

Une quantité saine d’activités physiques est ce qui donne aux os et aux articulations une chance de s’adapter à l’effort. Les structures articulaires sont ainsi renforcées et l’adaptation du corps aux forces de traction et aux pressions qui surviennent lors de l’activité physique est également favorisée.

De plus, une activité physique adéquate soutient le développement sain du système musculo-squelettique. En parallèle cette activité physique adéquate encourage la conscience corporelle, la coordination et l’équilibre du chiot dès son plus jeune âge. Donc, augmenter la quantité de l’ensemble des activités d’un chiot d’un certain nombre de minutes en fonction de son âge, n’a pas vraiment de sens, puisque les os et les articulations de votre chiot ont besoin d’efforts et de mouvements pour se développer sainement !

Mais attention, je parle ici de l’ensemble des activités

Il est fondamentale de différencier les activités structurées des activités non structurées car elles n’ont pas le même impact sur la santé physique de votre chiot.


Activités structurées

L’exercice structuré se produit lorsque vous avez des objectifs spécifiques pour la session, tels que : des objectifs de répétition, des objectifs de temps, etc.

Lorsque je fais cela avec mon chiot, je suis la recommandation des “5 minutes d’exercice par mois d’âge”. Je dois mentionner que cette recommandation n’est PAS basée sur la science, mais qu’elle est devenue populaire par le biais du travail mené par Jane Killion avec son programme “Puppy Culture”

Cela signifie que lorsque Shadok est arrivé à 3 mois, les exercices structurés et/ou les séances d’entraînement n’ont jamais dépassé 15 minutes. Et alors qu’aujourd’hui il a plus de 5mois, il n’est pas rare que j’arrête la session après 10 friandises parce que je note une fatigue musculaire et/ou émotionnelle.

Pendant les exercices structurés, je ne fais aucun type d’entraînement répétitif qui pourrait compromettre les articulations de mon chiot. Je ne vais pas non plus l’inciter à sauter, ni à courir longtemps, ni faire des jeux de lancer avec un chiot non échauffé et des jouets non adaptés (donc plats) où il doit faire demi tour et arriver très vite dessus. Je vais aussi éviter les comportements de type “tricks” où il est amené à se soutenir sur ses postérieurs (même aidé de mon bras pour soutenir ses antérieurs), de mettre ses 4 pattes dans des contenants qui le contraignent à rapprocher très forts ses membres, etc. Enfin, lors des premières séances de proprioception je vais toujours proposer des surfaces stables à côté des surfaces molles et je ne vais pas le leurrer pour l’obliger à passer par un chemin précis, du moins pas avant qu’il ait acquis les compétences nécessaires pour le faire. Je vais aussi faire attention à la hauteur des différentes surfaces (jamais au dessus du jarret !)

Il y a plein d’autres manière de respecter le corps (et l’émotionnel d’un chiot) lors de nos interactions avec lui. Voici une liste non exhaustive :

  • Avoir un matériel adapté (harnais, laisse/longe de bonne longueur)
  • Un sol NON GLISSANT !
  • Une bonne utilisation des outils (comment bien tenir la longe et la laisse)
  • Jouer correctement (à hauteur du chiot, avec le bon jouet, avec la bonne tension, la bonne durée, après avoir échauffé le chiot, etc)
  • Donner les renforçateurs de manière adéquate (entre autre à bonne hauteur et avec la main ouverte)

Activités non structurées

L’exercice non structuré se produit quand le chiot peut choisir son rythme. Il peut choisir s’il veut courir, marcher lentement ou même s’allonge, de sauter par-dessus une bûche ou de la contourner. En somme, tout ce que fait le chiot est son choix.

Pour la plupart, les exercices non structurés n’incluent pas de surveillance du temps ou des répétitions. Il n’y a pas non plus d’objectifs de distance, de rythme ou de répétition.

Un autre exemple d’exercice non structuré serait lorsque votre chiot a des “zoomies” (“quart d’heure de folie”) et court dans tous les sens. Je ne vais pas entrer dans le détail des surfaces de nos maisons qui sont pour la grande majorité totalement inadaptées à nos chiens (coucou la patinoire quotidienne pour nos toutous). Je ne vais pas non plus vous dire qu’il faut transformer votre beau carrelage ou parquet en moquette, mais si vous voyez votre chiot commencer à courir partout, invitez-le à se poser avec quelque chose à mâcher, ou encore mieux si vous avez un jardin : sortez-le et LAISSEZ-LE faire ! Même chose pour les parties de jeux entre chiens sur un sol glissant. Ils peuvent très vite prendre le plis et demander à sortir pour jeter leur feu ou s’arrêter dans leur élan pour vous suivre dès que vous dîtes “on va jouer dehors ?”.

Pourquoi est-il acceptable que votre chien fasse toutes ces choses pendant un exercice non structuré et pas dans un exercice structuré ? Parce que les chiens ne font généralement pas naturellement des choses avec lesquelles ils sont mal à l’aise ou qui leurs causent de la douleur.

À l’inverse, un chien peut “en faire trop” ou passer outre un inconfort si un facteur de motivation est présent (par exemple s’il y a la présence d’une récompense alimentaire ou de son jouet préféré). C’est la raison pour laquelle il est acceptable que votre chiot saute par-dessus une bûche pendant un exercice non structuré, mais qu’il est déconseillé de le faire pendant un exercice structuré.

Comme le chien fait les choix qu’il juge les meilleurs pour lui, les “longues distances” sont aussi acceptables, si le chiot n’est pas attaché et que l’on note les signes de fatigue. Et oui, certains chiots vont toujours chercher à vous suivre (il y a une source de motivation !) et ne vont donc pas s’écouter. C’est à vous d’être attentif et de proposer des pauses régulières. De plus ces pauses lui permettront d’apprendre à être calme dans différents lieux et d’apprendre qu’une balade n’est pas forcément qu’une histoire de marche d’un point A à un point B

De même, des jeux entre chiens qui ne comprennent pas de pauses régulières, qui sont réalisés sans écoute (prise en compte des signaux de l’autre chien) et qui s’avèrent brutaux, doivent là aussi être supervisés (nous en parlerons dans le chapitre sur la socialisation).

‣ Activité sportive et construction de l’endurance

Pas mal de tableaux vous indiquent aussi à quel âge vous pouvez commencer une pratique sportive. Mais ces derniers manquent souvent de progressivité. Alors bien entendu il est complètement aberrant de mettre un chiot de 6 mois sur un parcours d’agility, mais “lâcher les chevaux” à 15 mois et ne pas les avoir, dès leurs premiers mois, amenés sur le terrain pour découvrir l’environnement et apprendre à être calme n’est pas non plus judicieux.

De plus il n’est pas déconseillé d’apprendre au chiot certains comportements qui lui seront utiles pour plus tard sur un parcours. Tout est une fois plus une question d’équilibre dans la durée de l’activité, l’impact physique qu’elle peut avoir et son intensité. À vous de trouver des professionnels réellement formés sur le sujet. Typiquement éviter ceux qui ont des chiots déjà prêts sur un parcours entier à 9mois.

Je tenais aussi à parler brièvement de la notion d’endurance.

Bien que cette leçon cherche plutôt à vous faire prendre du recul sur ce que l’on vous donne comme informations très “généralistes”, il est tout de même bon de rester vigilant sur la durée, la qualité et la variété de vos activités.

Faire de plus en plus d’activités structurées parce que le chiot gagne en concentration et en endurance, tout comme faire des balades toujours un peu plus longues ou de même durée, ou encore le sortir constamment avec des copains qui ne vont cesser de le stimuler, c’est créer une mémoire “énergétique/physique” et émotionnel qui s’avérera compliquée à gérer plus tard. Il ne faut pas en faire un athlète accro aux activités !

Enfin, même si j’ai tendance à trouver que l’enrichissement alimentaire soit parfois un peu trop privilégié par rapport aux activités extérieures, telles que les balades ou les interactions avec nous, il reste essentiel de ne pas “trop” en donner au chiot. Et surtout de ne pas toujours lui faire vivre le même type d’expérience. Des journées où on va sortir moins longtemps, où on ne va pas “travailler ensemble” et où il va faire une activité seul, où il n’y aura pas les copains en balade, c’est essentiel pour prévenir les jours où l’humain sera cloué au lit à ne pouvoir faire qu’un petit tour de pâté de maisons.

 

La prise de poids – Nous ne devons en aucun cas (comme avec les chiens adultes) laissez les chiots prendre du poids. Ça n’est pas bon pour leurs articulations, leurs os, leurs tendons, leurs ligaments et leurs muscles en plein développement. Le surpoids peut d’ailleurs entrainer d’autres soucis de santé. Vérifier régulièrement son poids.

Envisagez l’exercice du chiot, comme quelque chose de naturelle mais supervisée, et non comme un programme physique à suivre en particulier –  Ne vous fiez pas au tableau de promenade ! Ils ont surtout été créés pour éviter que les gens obligent le chiot à les suivre pendant 2 heures de balade en laisse. Mais être 2 heures en plein air avec un chiot, est loin d’être à prohiber si le celui-ci est en liberté ou en longe, peut avancer à son rythme et que de nombreuses pauses sont proposées.

Adaptez-vous à l’individu que vous avez devant vous – lisez les signes de fatigue (un chiot trop excité est souvent un chiot fatigué !), invitez-le à faire des pauses, laissez-le explorer son environnement tant qu’il n’y a pas de risque pour sa sécurité !

Ne pas faire de travail de traction tant qu’il n’a pas terminé sa croissance.

Évitez les sauts jusqu’à l’âge de 9 mois – sauts sur /du canapé, lit, voiture, etc. Pour les chiots de plus 9 mois, il vaut mieux aussi éviter ce genre de choses, mais on peut autoriser les sauts (non réguliers – donc pas d’agility à cet âge !-) réalisés dans le quotidien, de manière volontaires, lors d’une balade par exemple, tant que ces derniers ne dépassent pas les jarrets.

On évitera autant que possible le fait de courir, de se mobiliser, ou les sauts sur les surfaces glissantes comme le carrelage ou le parquet.

Surveillez les temps de jeu avec les autres chiens – Selon une amie vétérinaire, les types de blessure qu’elle reçoit le plus souvent dans son cabinet sont causés par des jeux trop brutaux entre chiens. Jouer avec d’autres chiens est important et est une bonne manière de faire de l’exercice pour un chiot, mais le style de jeu, son intensité et sa durée doivent toujours être contrôlées ! Faîtes attention au rapport de poids, de tailles, aux vitesses, aux impacts, et à la durée des interactions. N’hésitez pas à interrompre le jeu si un de ces éléments fait défaut.

Adopter les bonnes postures et les bons types de jouets – Ces éléments seront essentiels pour que la partie de jeu avec l’humain soit sans dommage pour le chiot.

 

Le assis = vade retro satanas, vraiment ?

L’article de turid Ruggas sur le “assis” avait fait couler beaucoup d’encre après avoir été partagé en masse sur les réseaux sociaux.

L’article présente les affirmations suivantes :

  • S’asseoir est généralement la première chose que les gens enseignent à leurs chiots.
  • L’auteur et ses élèves observent les comportements assis chez les chiens depuis 20 ans maintenant. Ils ont conclu que si les chiens ont le choix, ils ne s’assoient pas – ils se tiennent debout, se couchent et ne s’assoient que dans certaines situations.
  • Les raisons présentées pour lesquelles un chien ne choisirait pas de s’asseoir sont les suivantes :
  1. cela demande beaucoup de travail musculaire et de puissance, ce que les chiots n’ont pas et que des répétitions de ce comportement peuvent causer de la douleur ;
  2. les vieux chiens qui ne sont pas bien musclés ont mal quand ils sont assis ;
  3. les articulations du chiot ne sont pas encore ossifiées. Leurs hanches flottent hors de leur orbite. Leurs demander de s’asseoir les feraient encore plus sortir de leur position.
  • Les chiens n’aiment pas s’asseoir à cause de leur conformation
  • L’auteur discute des raisons pour lesquelles les chiens s’assoient :
  1. Pour pouvoir voir au loin
  2. Pour faire la transition entre debout et couché
  3. Comme un signal apaisant.
  • Certaines études vétérinaires ont montré que rester assis pendant plus de quelques minutes perturbe la circulation sanguine, ce qui augmente suffisamment les pressions oculaires pour causer des problèmes de vue.

Les conseils donnés dans les articles sont les suivants :

  • Est-ce que le chien s’assied facilement ? Ou est-ce que ça a l’air un peu dur ? Le fait-il lentement ? Ne le fait pas de son plein gré ? Alors vous ne devriez pas le faire s’assoir.
  • Vous savez que votre chien a un problème physique, est âgé ou très jeune et n’a donc pas encore développé ses muscles ? Alors vous ne devriez pas le faire s’assoir.
  • Avez-vous un chien de chasse ou un chien en forme de chien de chasse? Alors vous ne devriez pas le faire s’assoir.
  • Avez-vous une race géante ? Il aura besoin de tellement plus de puissance pour s’asseoir et se lever que vous ne devriez pas non plus lui demander. Et absolument jamais un chiot d’une race géante.

Il est essentiel quand des affirmations de ce genre sont tenus de vérifier les qualifications de la personne dans le domaine dans lequel elle propose une expertise. Ici il s’agit de parler du domaine médicale et plus spécifiquement celui la bio-mécanique.

Voilà les réponses proposées par Laurie Edge-Hughes, Physiotéraphiste (BScPT, MAnimSt, CAFCI, CCRT) :

  • Premier red flag : il n’y a pas d’études qui viennent étayer ces affirmations. Les demandes qui ont été faites à Turid et ses élèves pour obtenir les études dont elle parle n’ont jamais été communiquées.
  • Si un chien cherche à éviter de s’assoir, bien entendu qu’il est judicieux de passer un examen physique, car il est probable que quelque chose n’aille pas !
  • En ce qui concerne les pressions intraoculaires, il n’y a pas grand-chose dans la littérature sur ce sujet, et d’après ce que Laurie a pu trouver, le contraire pourrait être vrai.
  • Laurie pense que Turid fait des corrélations qui ne peuvent pas être prouvées. En somme, les chiens avec des hanches dysplasiques/arthritiques peuvent éviter de s’asseoir, mais ça n’est pas le fait de s’asseoir qui a causé le problème.
  • Aucun des chiens faisant de l’obéissance (discipline FCI ou Rally) que Laurie traite ne finit par développer une faiblesse de la hanche à cause de la position assise excessive. S’ils développent une faiblesse de l’arrière-train plus tard dans leur vie, cela est plus souvent lié au vieillissement des disques dégénératifs ou à l’arthrite occasionnelle du grasset en raison d’une déchirure cruciforme plus tôt dans la vie.
  • Laurie n’a jamais remarqué de douleurs aux muscles postérieurs chez les chiots parce qu’on leur a demandé de s’asseoir.
  • Turid prétend que les articulations ne sont pas «connectées» chez les chiots, mais ce n’est pas vrai. Les extrémités des articulations sont cartilagineuses, mais cela n’apparait pas à la radiographie. Cependant, les articulations ne «flottent» pas comme cela est pourtant suggéré. En fait, les os et les articulations se développent in utero (voir l’image ci-dessous). Ils ne sont simplement complètement ossifiés que plus tard dans la première ou la deuxième année de vie.

https://www.caninefitness.com/images/FetalPuppyJoints.png

La première photo est au 40e jour de gestation et la seconde au 45e jour de gestation. Les os sont développés / en développement. Ils ne sont tout simplement pas complètement ossifiés (indiqué par la partie en noir).

Vous l’aurez compris, Laurie ne pense pas que le assis “brise” les chiots ? Elle sur-enchérit en disant que ‘un point de vue rééducation/kinésithérapie canine, il peut être prescrit comme exercice de renforcement POUR un arrière-train faible. Cependant, ce n’est pas toujours le meilleur exercice, tout dépend vraiment de l’état de l’individu.
Donc ça n’est pas parce qu’un chien ne s’assoit pas souvent que c’est forcément lié à un problème physique.

Après ces nombreuses lignes, vous vous en doutez, je ne partage pas l’opinion de Turid Rugaas sur le sujet. Ça n’enlève en rien le fait qu’elle a énormément apporté au milieu canin par le biais de ses observations sur les signaux d’apaisement, mais je vous invite vivement à vous appuyer sur la science et des preuves fondées avant de considérer que tel ou tel propos s’avèrent forcément fondés parce qu’il est rapporté par une “grande figure” du milieu.  
La rédaction d’un article comme celui-ci peut avoir des conséquences considérables, car de nombreuses affirmations vont à l’encontre de ce qui est reconnu comme étant vrai.
Ça n’est donc pas parce que quelqu’un a grandement participé au changement de notre vision des chiens qu’il ne faut pas garder un oeil critique sur ce que cette personne véhiculera ensuite. (cf l’argument d’autorité).

  • Corriger un mauvais assis

En revanche si un chiot s’assoit mal il sera important de corriger sa position.

Regardez par exemple le merveilleux travail de Lisa Petterson, CPCFT : elle corrige la position en leurrant simplement le chiot. Ce travail demande une certaine forme de constance :

https://www.facebook.com/LPCanineFitness/videos/429039168857017

Voici la traduction : 

“D’un assis asymétrique un assis « carré ».

Asymétrique / Être affalé sur une hanche n’est pas une bonne posture puisque ça exerce une pression sur les tissus mous autour des hanches et des genoux.
Encouragez les chiots à corriger leur assis, afin d’être mieux aligner, en utilisant un leurre devant eux.

Regardez ses postérieurs.
Quand je la leurre en avant elle modifie la position de sa patte arrière gauche. Je marque (« yes ! ») le mouvement et je récompense fréquemment pour prévenir le fait qu’elle s’asseye de nouveau de manière asymétrique !
Ça c’est un bien meilleur assis (carré).

Un autre exemple avec une vue de profil.
Le premier assis est carré mais devient rapidement à devenir asymétrique. Donc j’essaye de la leurrer en avant pour qu’elle puisse ajuster sa posture. Cette fois elle se relève complètement, mais ça n’est pas un problème. Dès qu’elle s’assoit correctement, je la récompense rapidement et fréquemment avant qu’elle ne retombe dans une posture asymétrique. Ici je teste un peu la durée. Elle y arrive ! Donc je la libère avant qu’elle fasse une erreur.

Pour plus de cohérence, demander à votre chiot de corriger tout les assis bâclés que vous voyez au quotidien.
Encouragez une posture assise correcte dès le plus jeune âge vous aidera à créer de bonnes habitudes posturales et participera à renforcer et à engager les tissus mous autour des hanches et des genoux du chiot, afin maintenir et établir un bon équilibre entre les groupes musculaires.
Cependant le mantra « utilise-le ou perdes » (= « la règle d’usage obligatoire sous peine de retrait ») s’applique ici ! Il faut rester constant à mesure que le chiot grandit et mûrit. Certains âges/moments seront plus faciles que d’autres… La persévérance et la régularité sont payantes !”

 

Dans la formation LPI je travaille ce que j’appelle le “s’il te plaît” ou le “assis par défaut”.

À ce moment là je veille toujours à ce que le chiot adopte une position adéquate. Plutôt qu’entrer dans les détails et de leur faire peur, personnellement j’utilise la métaphore de l’ado qui est affalé sur sa chaise et que c’est n’est pas la meilleure position pour grandir sainement.
Ils peuvent alors simplement corriger la position en leurrant le chiot comme sur la vidéo ci-dessus.

Attention, un chiot qui ne s’assoit pas correctement n’est pas forcément un chiot qui a un problème (ce son des chamallow à cet âge). Toutefois il est de votre rôle de vérifier que le chiot bouge correctement le reste du temps pour le diriger vers un vétérinaire compétent le cas échant.