INFORMATIONS
MODULE 1・S1 - INTRODUCTION & ÉCOLE MATERNELLE
MODULE 2 ・S2 - MDC & ÉCOLE PRIMAIRE
MODULE 3 • LE CHIOT ARRIVE, LES GROUPES DE RACE & INTERACTIONS CANINES
MODULE 4 • GESTION D'ENTREPRISE & PÉDAGOGIE

Chiot santé – Partie 2

Travailler en collaboration avec des professionnels de la santé est nécéssaire pour le bien être des chiots et peut s’avérer particulièrement bénéfique pour votre entreprise. Nous verrons comment mettre en place un partenariat avec des cabinets vétérinaires et ostéo dans le Module 4.

‣ La vaccination

S’il ne fait aucun doute que les vaccins peuvent protéger les animaux de compagnie contre des maladies potentiellement mortelles telles que la rage, la maladie de Carré et le parvovirus, le nombre de vaccins et la fréquence à laquelle ils sont administrés, ainsi que les risques pour la santé qu’ils posent, font l’objet d’un débat.

Voici un échantillon d’études considérées comme des références par la communauté médicale.

Journal of the American animal hospital association
David Appleby
Dr Ronald Schultz
Journal of the American animal hospital association

En 2013, une étude publiée dans le Journal of the American animal hospital association a étudié le risque réel d’infection tel que le parvovirus (virus contagieux principalement transmis par les excréments) chez les chiots qui suivent des cours de groupe de maternelle et socialisation.
Lors de cette étude, ils ont remarqué qu’aucune contamination de maladie infectieuse n’avait eu lieu lors d’un cours collectif.
En effet, sur plus de 1000 chiots étudiés, 5% d’entre eux participaient à des cours de maternelle et socialisation en ayant seulement reçu la première dose de vaccination contre le parvovirus. Malgré le contact avec les autres chiens, aucune maladie ne fut transmise. 14 cas ont été reportés chez les chiots n’ayant pas fréquenté de cours collectif.

Donc, les chiots fréquentant les cours collectifs et ayant reçu une seule dose de vaccin ne sont pas plus à risque que ceux ne faisant pas de cours.

David Appleby

Une autre étude menée par David Appleby (1993) et citée par la célèbre Dr Karen Overall dans son livre Manual of Clinical Behavioral Medicine for Dogs and Cats (p.128) fait état des mêmes conclusions.

Il en a été conclu que les risques d’exposition sont potentiellement plus élevés lorsqu’un chiot croise des chiens ici-et-là dans la rue et/ou au parc puisque vous ne pouvez avoir la garantie que les propriétaires portent une attention particulière à ces symptômes.

Dr Ronald Schultz

Le Dr Ronald Schultz, immunologiste très respecté et président du Département des sciences pathobiologiques de l’Université du Wisconsin-Madison, est responsable d’une grande partie de la recherche, au cours des 30 dernières années, sur les vaccinations. 
D’après lui il existe de plus en plus de preuves que certains vaccins confèrent une immunité bien au-delà d’un an et que la vaccination répétée n’entraîne pas une résistance accrue aux maladies, mais peut plutôt exposer les chiens à des risques inutiles pour la santé.

・Vers une nouvelle approche de la vaccination ?

En consultant les chercheurs, les vétérinaires ont bien compris que les conclusions penchaient en faveur de la socialisation, et non du côté de la vaccination complète avant l’exposition du chiot.
En effet, les risques liés au fait de ne pas sortir le chiot s’avèrent bien plus élevés et réels, que ceux liés au système immunitaire.

Voici quelques éléments à garder à l’esprit :

  • Tous les chiens sont différents, tout comme leur risque d’exposition aux maladies. Il faut inciter les familles à discutez avec votre vétérinaire des types de vaccins dont leur animal a besoin, ainsi que de leurs risques et avantages et de la probabilité d’exposition à chaque maladie.
  • La plupart des vétérinaires conviennent que les chiens doivent être vaccinés contre les maladies répandues, qui causent des maladies graves et qui sont très contagieuses, comme la maladie de Carré, le parvovirus, l’hépatite infectieuse et la rage. Les familles peuvent envisager d’autres vaccins en fonction des circonstances uniques de leur animal, telles que la vie dans un foyer à plusieurs chiens, le temps passé à l’extérieur, l’exposition à la faune, l’âge, l’état de santé général, les déplacements à l’étranger et le temps passé dans une pension pendant les vacances.

  • En général, les chiots recevront une série de vaccinations à l’âge de six mois, puis un rappel un an plus tard. Au lieu de vaccinations annuelles, de nouveaux protocoles suggèrent que des vaccins de base soient administrés tous les trois ans pour les animaux de compagnie en bonne santé. Ainsi, avant de revacciner d’office leur chiot, il vaut mieux faire un “contrôle d’immunité”. Tous les cabinets ne le proposent pas, mais le test est rapide. Il permet entre autre de :

    • Contrôler l’efficacité d’une vaccination
    • Contrôler l’utilité d’une vaccination additionnelle
    • Rationaliser la périodicité vaccinale
    • Contrôler l’immunité de l’animal
    • Contrôler ne atteinte virale 

‣ Les maladies les plus fréquentes

・La parvovirose

La parvovirose est une maladie canine hautement contagieuse chez les chiots âgés entre 12 semaines et 3 ans. Elle est transmise par contact direct ou excrément chez les chiots non-vaccinés.

Ses symptômes : L’infection commence par de la fièvre. Par la suite, le chiot peut souffrir de vomissements ou de diarrhée avec des traces de sang. Il est déshydraté et particulièrement faible.

 

・La maladie du carré

La maladie de carré est causée par un virus qui touche surtout les poumons, les intestins ou le système nerveux de votre compagnon ! Elle peut s’aggraver en pneumonie ou mener à des problèmes neurologiques fatals comme l’encéphalite (dommage cérébral).

Ses symptômes : Les symptômes sont nombreux. Les premiers sont souvent la toux et l’écoulement des yeux ou du nez.  Attention, souvent les familles confondent ces symptômes avec ceux d’un simple coup de froid et laissent trainer l’infection trop longtemps ! La maladie de carré peut aussi se traduire par d’autres symptômes : vomissements, perte d’appétit, déshydratation, convulsassions, …

Malheureusement, cette maladie peut ‘dormir’ et rester donc cachée et réapparaître lorsque votre chien est adulte. Elle est alors encore plus difficile à combattre.

 

・La toux de chenil (ou tracheo-bronchite)

La toux de chenil est une infection bactériale.  Elle se répand particulièrement rapidement dans des lieux confinés comme les hôpitaux ou pension canine. Si elle n’est pas traitée, elle peut évoluer en pneumonie.

Ses symptômes : Le chiot est dans un premier temps faible, son appétit diminue et il devient fiévreux. Enfin, il développe une grosse toux.

 

・L’adénovirus

L’adénovirus est une infection contagieuse et virulente qui peut causer chez le chiot l’hépatite de Rubarth.

Ses symptômes : L’adénovirus malheureusement est très difficile à repérer. Cela commence généralement par des problèmes gastro-intestinaux avec des vomissements, la diarrhée, voire la jaunisse (sa peau devient jaunâtre).

・La leptospirose

La leptospirose est une maladie bactériale qui touche les reins et le foie. Elle est transmise via de l’eau contaminée ou de l’urine infectée.

Ses symptômes : Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe : vomissement et/ou fièvre et/ou léthargie.

 

‣ La vermifugation

Les recommandations pour les vermifuges contre les vers intestinaux sont les suivantes :

  • De l’âge de 2 semaines à 3 mois : aux 2 semaines
  • De 3 à 6 mois : 1 fois par mois
  • Chez les adultes : 2 à 4 fois par année selon son mode de vie

Les chiots, étant particulièrement à risque de contamination (infestés par la mère à la naissance ou encore dans l’environnement, car ils ont tendance à manger tout ce qu’ils trouvent sur le sol), il est donc nécessaire de faire les traitements plus souvent.

・La coprologie

Toutefois une analyse de selle permet de ne pas vermifuger à outrance. Rapides et relativement peu coûteuses, elles permettent de visualiser directement les œufs ou les larves du parasite en cause.
En réalisant une coproscopie avant de vermifuger un chien, le vétérinaire pourra ainsi s’il est nécessaire de traiter ou non, et d’adapter le traitement en fonction des parasites détectés (en comme les vermifuges ne sont pas efficaces pour tous les types de parasites, la coprologie permet de bien choisir le vermifuge adapté au chien, au moment de l’analyse). Le suivi des vermifugations de l’animal est alors entièrement personnalisé et il ne sera traité que lorsqu’il en aura réellement besoin.
En plus de diminuer la pollution environnementale due à l’utilisation de médicaments, cela permet aussi de lutter contre l’acquisition de résistances par les parasites.
Enfin, lorsqu’une résistance est soupçonnée, une coprologie 10 à 14 jours suivant la vermifugation permet de vérifier l’efficacité du vermifuge utilisé.

Les coprologies sont aussi utiles pour le diagnostic de maladies respiratoires et cardiovasculaires ! En effet, certains vers se logeant normalement dans les poumons ou dans les vaisseaux sanguins libèrent leurs larves dans l’intestin, permettant donc de les détecter dans les selles.

Bien sûr, faire une coprologie en supplément d’une vermifugation représente un coût et il est au choix de chacun de bénéficier ou non de cette technique.

Ce tableau est proposé par le Dr Alain Villeneuve, parasitologiste vétérinaire au Québec. Le climat étant différent (même s’il est bouleversé partout à l’heure actuel) ne prenez pas forcément compte les périodes mentionnées, mais plus les lieux.

 

 

・Le gène MDR1

Certains vermifuges sont contre-indiqués chez les races de chiens qui présentent une mutation du gène MDR1. Chez les individus possédant cette mutation, l’absorption du médicament est plus importante et peut être responsable d’une intoxication médicamenteuse pouvant être fatale. Cette mutation est observée, entre autres, chez les :

  • Colleys
  • Bergers australiens
  • Borders Collies
  • Bergers des Shetland
  • Y compris les croisements issus de l’une de ces races.