Les premières minutes d’une séance sont souvent les plus importantes. Elles permettent de comprendre la situation réelle du binôme, d’évaluer les outils disponibles et de mettre en place les conditions nécessaires à l’apprentissage.
Avant de proposer une solution, il est indispensable d’observer le problème.
Demander simplement au client de raconter ce qui se passe apporte souvent une vision incomplète de la situation, surtout si vous êtes face à un expressif qui va vous mettre un tunnel de l’infinis
Dans tous les cas, il vaut mieux tout de suite les mettre en action !
Demandez au propriétaire de mettre le chien dans la situation qui pose problème et d’agir comme il le ferait habituellement, comme si vous n’étiez pas présent. L’objectif est d’observer la situation réelle plutôt que la version qu’il vous en donne. Vous pourrez ainsi voir sa communication, son timing, sa gestuelle, ses habitudes et la façon dont le chien y répond.
Si le propriétaire a déjà essayé plusieurs solutions, demandez-lui également de vous les montrer. Il arrive fréquemment que l’idée soit pertinente, mais que sa mise en œuvre manque de clarté, de cohérence ou de timing. Partir de ce que le client fait déjà présente deux avantages :
L’objectif n’est pas de corriger immédiatement mais de récolter des informations.
Observez d’abord. Intervenez ensuite.
Avant de commencer le travail, vérifiez où en est le chien dans son rapport aux outils dont vous allez vous servir. Vous pourrez en prime observer comment l’humain gère ces outils.
Pour se faire, tester différents schémas de renforcement afin d’évaluer la motivation, l’engagement et la compréhension du chien.
Nous verrons ces SDR (schémas de renforcement) en live.
👆 Il n’est pas nécessaire de tous les tester. Nous verrons en live quels SDR s’avèrent souvent plus pertinents que d’autres en fonction de la race/persona du chien et des moyens de son humain.
Ce check-up permet notamment d’observer :
Il s’agit moins de travailler que de recueillir des informations utiles.
Voici un exemple de check up avec les friandises.
Le choix des SDR est établit à partir :
Je choisis volontairement le “je pose ça là” car la chienne est fortement concentrée sur son environnement -> est-ce que les friandises ont de l’intérêt si l’humain ne les donne pas directement en gueule ?
Je propose ensuite un “je pose ça là” après avoir donné une friandise en gueule ( = petit déjeuner au lit) + leurré afin de confirmer ou infirmer ce que j’avais suspecté -> est-ce la friandise qui bloque, le SDR et/ou le rapport à l’humain ?
Enfin je tire les conclusions nécéssaires -> friandises de la cliente inutilisables dans ce contexte par rapport aux techniques d’entrainement basées sur le R+
Les remarques concernant les friandises étaient surtout destinées à alimenter la réflexion avec ma consœur qui à cette élève en suivi.
Avec un de mes élèves, je n’aurais abordé ce sujet que si nous avions eu l’occasion de tester différentes récompenses en séance afin qu’elle puisse constater elle-même les différences de motivation et d’engagement chez sa chienne. Sans cette expérimentation, ces explications risquent d’être plus théoriques que réellement utiles.
Une fois les informations récoltées, il est possible d’adapter les conditions de travail.
Cette adaptation peut concerner :
⚠️ Ce chien aboie/pleurs. Si vous avez un ou des chiens chez vous qui peuvent y réagir, n’hésitez pas à mettre des écouteurs.
Je rencontre cette cliente pour la première fois. Pour autant, il ne s’agit pas d’un bilan tel que je le réalise habituellement dans mon parcours client.
Dans mon fonctionnement classique, les propriétaires remplissent un questionnaire avant notre rencontre et je ne réalise pas d’entretien téléphonique préalable. J’arrive donc toujours en séance avec toutes les informations que j’estime nécessaire pour passer très peu de temps autour d’une table (jamais plus de 20min).
Ici, le contexte est différent : je suis sollicité pour travailler sur une problématique précise. Dans ce type de situation, mon accompagnement prend une forme différente de celle d’un bilan complet et le temps d’échange est donc encore plus court (5 à 10 minutes max).
La séance était prévue pour une durée comprise entre 1 h 30 et 2 h, dont environ 30 minutes consacrées au début de séance.
Cette séquence contient volontairement plusieurs erreurs pédagogiques et méthodologiques.
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