Dans le monde moderne du chien, il est devenu courant d’entendre : “Ce n’est pas la race, c’est l’éducation.” Cette phrase part souvent d’une bonne intention = éviter les préjugés et rappeler que l’environnement influence fortement le comportement. Mais lorsqu’on pousse cette idée trop loin, on finit par nier une réalité fondamentale : le chien est un animal sélectionné génétiquement pour des fonctions précises.
Et cette génétique influence profondément :
Pour voir la différence entre une portée de golden et une portée de malinois (la vidéo démarre à ce moment là) :
Les classifications officielles type SCC/FCI regroupent souvent les chiens selon :
Mais pour comprendre le comportement et l’apprentissage, une classification fonctionnelle est souvent plus pertinente. Voici une manière, à mon sens, plus utile de réfléchir aux chiens dans le travail éducatif :
Cette classification permet surtout de comprendre ce pour quoi le chien a été créé.
Pour chaque type de chien, plusieurs éléments doivent être repensés.
Tous les chiens ne sont pas faits pour vivre dans les mêmes environnements.
Par exemple un chien de conduite très sensible aux mouvements peut souffrir dans un environnement urbain saturé, développer de l’hypervigilance, devenir obsessionnel.
À l’inverse, certains chiens de compagnie supportent mieux la proximité constante,recherchent davantage la cohabitation sociale.
Notre gros problème en tant que professionnel est que très souvent, les familles qui nous contactent ont fait un mauvais casting et font vivre des chiens dans un environnement qui va à l’encontre de leur prédisposition génétique.
Heureusement des solutions fonctionnent, mais la question du replacement se pose parfois. Vous trouverez dans le PDF ci-joint des clés pour aborder cette question avec les familles.
Tous les chiens n’ont pas besoin des mêmes activités. Le problème actuel est souvent de vouloir :
Mais un chien peut avoir besoin :
Un besoin non satisfait finit souvent par réapparaître sous forme de problème comportemental.
Nous ne devons pas avoir pour objectif de faire disparaitre ou de remplacer ce besoin, mais de lui permettre de s’exprimer dans un cadre spécifique, contrôlé et sécuritaire.
Tous les chiens ne disposent pas des mêmes ressources :
Par exemple, un chien de défense :
Un primitif :
Un chien de compagnie :
Le même exercice ne mobilise donc pas les mêmes coûts émotionnels, mentaux et physique (la manière dont le chien s’exprime vocalement et aussi dans ses mouvements) selon les profils.
Chaque groupe possède souvent des vulnérabilités typiques.
Les rapporteurs
Ces difficultés ne sont pas des défauts. Ce sont souvent les conséquences directes des qualités sélectionnées.
Tous les chiens ne sont pas motivés par les mêmes choses. C’est ici que beaucoup d’approches éducatives échouent étant donné qu’elles utilisent parfois un seul système motivationnel pour tous les chiens. Or certains chiens valorisent davantage :
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Connaître les groupes fonctionnels ne signifie pas enfermer un chien dans une case. La génétique donne des tendances. Elle ne remplace pas l’individu (c’est ici que les Dog Persona sont utiles)
Deux chiens d’une même race peuvent être très différents. Mais ignorer totalement la génétique revient souvent à :
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