Après des années à rencontrer des propriétaires de chiens découragés, Kim Brophey a créer le système L.E.G.S.® pour organiser les connaissances de dizaines de disciplines scientifiques en quelque chose de compréhensible pour les familles néophytes.
Ainsi, L.E.G.S.® enveloppe tous les éléments qui influencent le comportement de notre chien.

Learning
Environnement
Genetic
Self
Learning
Le chien, comme n’importe quelle espèce, apprend tout le temps (24h/24 et 7j/7).
Ce que le chien apprend, affecte toujours les conséquences de ses choix et donc ses futurs comportements.
Qu’est-ce qui est agréable et qu’est-ce qui est désagréable ? Qu’est-ce qui compte pour lui et qu’est-ce qui ne fait aucune différence ? Quel est le meilleur moyen d’obtenir ce qu’il veut ? Qu’est-ce qui fonctionne pour lui ?
Dès lors, il ne devrait pas vraiment être question de “trouver du temps” pour éduquer notre chien, car nous lui enseignons tout le temps et le Monde participe activement, lui aussi, à lui enseigner des choses (d’où l’importance d’avoir un environnement propice à l’expression des comportements désirables).
La seule question réellement importante serait donc : qu’est-ce que mon chien, à l’instant T, apprend réellement ?
Environnement
Comme pour toutes les espèces sur terre, les conditions extérieures jouent un rôle important dans le comportement qu’un chien va exprimer.
Ce n’est pas parce que notre chien est notre animal de compagnie, que le concept d’habitat approprié n’est pas pertinent.
Si je reprends la fameuse phrase : “Tout dépend de la façon dont vous l’éduquez”, nous partons du principe que les chien ne sont que des animaux de compagnie de différentes formes et tailles. Et par la même occasion nous nions leurs différentes conceptions du monde et leurs besoins respectifs en matière d’habitat.
Mais la réalité s’avère plus complexe. Les détails de l’environnement sont tout aussi importants pour un chien d’une race spécifique, que pour n’importe quel autre animal sur la planète.
Un animal sauvage vit dans un certain écosystème et possède une niche écologique. Pourquoi ? Parce que l’environnement lui a enseigné que telle conception, physique et comportementale, “a fonctionné” chez les générations précédentes.
La nature et les hommes ont sélectionné des chiens pour une variété de comportements et d’habitats et malheureusement, la plupart d’entre eux n’ont pas pour habitat “naturel” celui que nous leur offrons en tant que chien de compagnie.
C’est entre autre pour ça que dans de nombreuses situations où le chien produit des comportements indésirables, la modification de l’environnement permet souvent d’améliorer la situation (et ça peut parfois passer par un replacement du chien).
Genetic
Les gènes sont les instructions pour la vie et la survie, transmises d’une génération à l’autre.
Ils déterminent la portée raisonnable de ce qu’un animal peut et ne peut pas faire.
La génétique permet également de changer et de s’adapter aux circonstances. La forme d’un chien – sa taille, son corps, ses oreilles, son nez, sa fourrure, sa queue et même son comportement – est le produit de gènes sélectionnés et destinés à promouvoir des comportements spécifiques dans des environnements spécifiques.
Si les chiens ont l’air si différents les uns des autres, c’est parce qu’ils sont différents les uns des autres (non non je n’ai pas fait d’erreur dans ma phrase).
Les formes physiques de presque toutes les races de chiens – leurs tailles, structures et caractéristiques variées – sont le résultat direct de leur sélection délibérée pour les comportements qu’ils expriment.
En somme, les grands changements de forme ont suivi la fonction – et les deux ont toujours été (et sont toujours) inséparables.
À l’heure actuelle, les lignes de conduite de certains élevages qui se concentrent seulement sur l’apparence. MAIS (le “mais” est très important), ces caractéristiques physiques sont toujours liés à des comportements. Ces derniers sont simplement un peu différents, avec parfois l’apparition de dérive (je prends le cas des golden de lignée de beauté de plus en plus larges, de plus en plus blancs, avec un mental de plus en plus sensible, avec une maturité qui met énormément de temps à se développer et une bien moins bonne inhibition à la morsure qu’avant – le comble pour un retriever ! Bref, tout l’inverse de ce pour quoi, le golden avait, à la base été développé.)
Bien qu’il ne soit pas fondamental de devenir incollable sur toutes les races de chien, il me parait essentiel en tant que professionnel de maîtriser les grandes lignes de chaque classification que nous pouvons créer pour regrouper certaines races (son histoire, leur utilisation, leurs prédispositions, quels comportement ont été sélectionnés).
Et bien évidemment n’oublions pas comment la génétique peut-être influencée par des aspects beaucoup moins “anciens” (cf leçon – Les différentes étapes de développement du chiot)
Finalement, nous devons utiliser la génétique de notre chien comme point de référence pour nos attentes en terme de comportements.
Self
Le dernier pilier de L.E.G.S.® est intrinsèquement le plus ambigu, car il décrit les facteurs internes qui sont propres à chaque chien.
L’âge, le sexe, la santé, la maladie, le handicap, la nutrition et le niveau de stress joueront tous un rôle important dans le comportement de votre chien. Certains de ces aspects du “SELF” sont évidents.
Par exemple il est peu probable qu’un chiot femelle lève la patte sur le canapé.
Un chien sourd est moins susceptible de venir lorsqu’il est appelé qu’un chien avec une ouïe fine.
Pour autant, les effets du soi sont parfois plus subtils.
Dans ce genre de situation, ce sont les professionnels de la santé, qui deviennent des acteurs essentiels pour effectuer des tests et poser des diagnostiques.
Par exemple, votre client a peut-être remarqué que son chien grognait à chaque fois qu’il posait sa main sur son arrière main pour le faire descendre du canapé. Il n’a en revanche pas noté que ce problème venait d’une douleur aux bassin, qui conduisait son chien à être sur la défensive.
Certains comportements sont normaux et en adéquation avec le sexe, l’âge et le développement, tandis que d’autres peuvent indiquer une source de préoccupation sérieuse.
Savoir à quoi s’attendre lorsqu’un chien se développe, mûrit et vieillit est un bon référentiel.
Enfin, il existe un autre aspect de soi, celui qui, à bien des égards, est au cœur de notre lien émotionnel avec nos chiens. Comme nous, le chien est finalement une créature individuelle sur un million, qui a ses propres goûts, ses propres habitudes, ses propres besoins. C’est ce qui le rend unique.
Ce qui en français donnerait : GEAI
